La mairie perd les eaux

Vendredi 21 février a été une journée mouvementée pour notre liste. Suite à notre tract informatif ” l’eau est-elle potable sur Saint-Hilaire-de-Lusignan ? ” le maire sortant a réagi.

Dans un premier temps ses employés municipaux ont distribué une réponse co-signée avec le président de l’Agglomération d’Agen. Ce courrier était destiné à certaines personnes d’un secteur défini avant d’être mis en ligne sur le site internet de la commune dans la journée.

Cette réponse parle hypocritement d’un tract anonyme “ayant pour but de créer une inquiétude sans fondement (…)

Elle indique les mesures à prendre en cas de contamination et les investigations qui vont être menées.

Ce tract ne répond pas à la question du déficit d’informations, qu’ils ont pourtant bien en leur possession depuis plusieurs années.

En réponse à notre demande, nous recevons des menaces de poursuites judiciaires pour pratiques diffamatoires.

Suite à cette première attaque nous découvrons un article de la mairie paru dans la presse locale, faisant mention d’un corbeau portant des allégations mensongères.

A la suite de cette lecture nous nous sommes rendus au siège de la rédaction pour demander un droit de réponse et un démenti qui a aussitôt été publié.

Le soir même, l’actuel premier édile qui brigue son troisième mandat à la tête de la commune tenait sa première réunion d’information publique à Cardonnet.

Réunion qui débute par la lecture de ce fameux courrier adressé nous le rappelons à certains administrés seulement. L’élu fait par de son inquiétude pour son ” intégrité physique ” !

Après le déroulé de son exposé nous l’interpellons sur un droit de réponse qu’il nous accorde avec difficultés. Face à la pression de nos questions il choisit de laisser la parole à un de ses co-listier actuel conseillé municipal. De nombreux ricanements de sa liste fusent sur une question aussi délicate de santé publique !

Au final le maire s’avère incapable de donner les précisions sur l’état sanitaire du réseau d’eau potable de sa commune, il est incapable de préciser le nombre de purges installées sur le réseau de sa commune qu’il estime conforme le comparant à celui d’Astaffort… Commune pourtant particulièrement touchée par la contamination aux CVM.

Il se cache derrière les préconisations de l’Agence Régionale de Santé (ARS) sans expliquer pourquoi il n’a pas communiqué sur ce sujet tout au long de ces dernières années.

Après cet entretien nous quittons la salle avec l’impression que la question avait été méprisée et une non connaissance du sujet de la part des élus responsables. Si nous n’avions pas parlé de ce problème, la question serait encore taboue. La santé publique et les principes de précautions ne sont pas à l’ordre du jour à Saint-Hilaire-de-Lusignan.

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